Le Coryza du chat

On appelle communément Coryza du chat un syndrome à l’origine de lésions inflammatoires des voies respiratoires, de la cavité buccale et de l’œil et ses annexes. Il s’agit d’une maladie multifactorielle: l’association de quatre virus est à l’origine de la maladie.

 

  • Le calicivirus: Ce virus est très résistant dans le milieu extérieur. Il se multiplie au sein de l’appareil respiratoires supérieures et du tube digestif. Il est excrété dans les fèces de l’animal atteint. Seul il est à l’origine d’un écoulement nasal séreux (clair) et d’une inflammation de la cavité buccale.

 

  • L’herpesvirus de type 1: Ce virus est peu résistant dans le milieu extérieur. Il se multiplie au sein des cellules de l’appareil respiratoire supérieur et de l’œil provoquant une nécrose de l’épithélium respiratoire, une kératite et une conjonctivite. Il est responsable d’une rhino-trachéite, forme de coryza sévère.

 

Deux autres agents pathogènes peuvent intervenir secondairement dans le développement du syndrome coryza:

  • Le réovirus: Ce virus est très résistant dans le milieu extérieur, il est peu pathogène.

  • La chlamydiose: La bactérie Chlamydophila felis entraîne des lésions de la muqueuse nasale ainsi qu’une conjonctivite.

Il existe des porteurs asymptomatiques ce qui rend la prophylaxie difficile. La transmission se fait par contact direct ou indirect avec des sécrétions buccales, nasales ou des fèces

L’incubation est comprise entre deux et vingt jours.

 

 

On distingue deux formes cliniques:

 

  • La forme aiguë:  elle se caractérise par une rhinite associée ou non à des sécrétions muco-purulentes, elle peut être accompagnée d’une hyperthermie. Le chat atteint peut avoir du mal à respirer et développer des ulcères buccaux et une hypersalivation. Son appétit est en général diminué du fait de la douleur et de la gêne respiratoire. L’évolution se fait sur 10 jours.

 

  • La forme chronique: Ce sont des bactéries qui viennent compliquer le tableau clinique en engendrant des sinusites, pneumonies, stomatites, kératites ulcéreuses, avortements…

 

chat atteint de coryza

Chat atteint de coryza

Le diagnostic est posé en se basant sur le signes cliniques. Pour déterminer l’agent pathogène précis, un écouvillonage des muqueuses est nécessaire.

Le traitement repose sur une prise en charge des symptômes et l’élimination de la cause. On associe des antibiotiques, afin de limiter les surinfections et les atteintes pulmonaires, à des anti-inflammatoires par voie générale et locale. Lorsque l’atteinte est très importante, il peut être intéressant de prendre en charge l’animal par des inhalations.

 

La prophylaxie est avant tout médicale. Le vaccin vise les souche de calicivirus et d’herpes virus, il permet de limiter le développement de la maladie mais en aucun cas ne permet d’empêcher l’infection.

Pour limiter les risques d’infection, l’important est d’isoler les animaux infectés, d’identifier les porteurs chroniques, de limiter les facteurs de stress et de mettre en place un programme de vaccination adéquat.